Les Pendules (1963)

 

Quelques mots sur l’Histoire

    La scène se déroule à Londres et plus particulièrement dans une rue dénommée Wilbraham Crescent. Colin Lamb, en partie narrateur de ce roman, recherche le n°61 de cette rue pour une enquête sur le trafic d’un certain Mr. Larkin, quand il est arrêté par une femme du nom de Sheila Webb qui sort du n°19, affolée. Celle-ci, contactée pour une dactylographie par la propriétaire de la maison, une jeune institutrice non-voyante du nom de Miss Pebmarsh, a découvert le corps d’un homme étendu sur le sol chez son employeur alors qu’elle attendait son retour dans son salon et vient de l’empêcher en hurlant de piétiner la victime. Une fois la police prévenue, on apprend avec surprise que l’aveugle n’a contacté personne et qu’une multitude de pendules, en avance d’une heure, ont été placé chez elle contre son grès. Avec l’aide précieuse du célèbre détective privé  Hercule Poirot, le jeune Colin mène son enquête. Comment ce sympathique garçon parviendra-t-il à élucider cette énigme si mystérieuse ?

 

 

Critiques

        Ce roman, même s’il n’est pas exceptionnel, vaut le détour. La première chose que l’on peut dire est tout simplement que le lecteur ne s’ennuie pratiquement jamais et que les longueurs sont très rares. En effet, le crime n’est pas attendu pendant tout le livre puisque le corps de la victime est découvert dès le premier chapitre. L’enquête est captivante et les découvertes d’indices sont assez nombreuses ce qui rend certains passages passionnants. Cependant, la solution dévoilée, bien qu’elle reste surprenante et assez complexe, peut paraître décevante, sa machination n’étant peut-être pas des plus ingénieuses, en comparaison avec celle de certains chefs d’œuvres d’Agatha Christie. Par ailleurs, il est vrai que certains personnages, même s’ils ne sont nombreux, portent à confusion, et en particulier les voisins dont les situations (familiales en particulier) se ressemblent parfois fortement. Et de ce fait, on peut facilement décrocher avec l’histoire ou du moins ne pas réussir à s’en imprégner. D’un autre côté, on peut regretter la semi-absence de Poirot qui semble assez effacé et ne donne que des conseils à Colin même si sa présence s’affirme au fil de la lecture. En conclusion, le lecteur prend plaisir à lire ce roman mais peut être déçu par son dénouement.

Verdict : ê ê ê ê ê

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